Moutarde

Retrouvez sur aladin.farm la sélection d’adjuvants proposée par votre coopérative pour vos usages agricoles. Les adjuvants sont des substances qui renforcent l'action d'un produit phytosanitaire et / ou peut réduire ses impacts écologiques. Si un adjuvant répond à vos besoins, commandez le directement en ligne sur aladin.farm, le site de vente de votre coopérative agricole. Retrouvez également les autres produits phytos aladin.farm : herbicides, fongicides, insecticides, molluscicides, régulateurs, traitement des denrées stockées, traitements de semences, acaricides, nématicides, produits barrière et répulsifs et attractants.

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Moutarde

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L’adjuvant répond à une définition précise : cette préparation dépourvue d’activité phytopharmaceutique est ajoutée au traitement phytosanitaire (on parle parfois du terme de bouillie) pour renforcer ses propriétés physiques, chimiques et biologiques et ainsi sécuriser et améliorer l’efficacité du traitement appliqué.

En France, les adjuvants de pulvérisation, bien que méconnus, connaissent un succès grandissant au regard des enjeux de l’agriculture car ils sont souvent le gage de la réussite d’un traitement de protection des plantes.

L’interaction entre l’adjuvant et le produit phytopharmaceutique doit permettre de venir optimiser la protection de la culture avec les produits phytos. Les adjuvants sont régulièrement classés en fonction de leur nature chimique, qui correspond aussi à un mode d’action précis. Trois types d’adjuvants sont régulièrement admis :

  1. La première catégorie est dite des mouillants – pour une couverture du feuillage optimisée.

  2. La deuxième catégorie correspond aux huiles (qui sont minérales ou végétales), qui favorisent la pénétration de la bouillie.

  3. La troisième catégorie comprend les sulfates (d’ammonium dans la plupart des cas), qui empêchent le desséchement des gouttelettes lors de la pulvérisation.

Les adjuvants agricoles sont des substances ajoutées aux produits phytosanitaires, tels que les herbicides, fongicides et insecticides, pour améliorer leur efficacité, leur performances, leur stabilité ou leur sécurité. Voici comment fonctionnent généralement les adjuvants :

Amélioration de l'adhérence : certains adjuvants sont conçus pour améliorer l'adhérence des produits phytosanitaires aux surfaces des plantes. Cela favorise une meilleure absorption des substances actives par les feuilles, ce qui augmente l'efficacité du traitement et la santé des plantes.

Réduction de la dérive : ils réduisent la dérive des produits phytosanitaires, c'est-à-dire la dispersion involontaire des pulvérisations vers des zones non ciblées. Cela améliore la précision de l'application et minimise les risques pour l'environnement.

Amélioration de la pénétration : certains adjuvants favorisent la pénétration des substances actives à travers la cuticule des feuilles ou d'autres barrières de la plante. Cela permet aux produits phytosanitaires d'atteindre plus efficacement les tissus cibles.

Stabilisation de la formulation : ils contribuent à stabiliser les formulations des produits phytosanitaires, assurant une meilleure conservation de la qualité du produit dans le temps.

Activation des produits phytosanitaires : certains adjuvants agissent en tant qu'activateurs, améliorant les performances des produits phytosanitaires en modifiant les propriétés physiques de la solution de pulvérisation.

Compatibilité et mélange : ils facilitent le mélange des produits phytosanitaires avec d'autres formulation de substances, améliorant la compatibilité des différents composants de la solution de pulvérisation.

Réduction de la dégradation UV : ils protègent les substances actives des produits phytosanitaires contre la dégradation causée par la lumière ultraviolette, prolongeant ainsi leur efficacité.

Action synergique : certains adjuvants agissent de manière synergique avec les substances actives, améliorant ainsi l'efficacité globale du traitement.

L’adjuvant est utilisé pour améliorer le traitement phytosanitaire (ou spécialité phytosanitaire) auquel il est associé. Les agriculteurs savent qu’il est primordial de réaliser le traitement au plus près des conditions optimales préconisées par l’entreprise qui assure la mise en marché car les adjuvants ont fait l’objet de tests précis et sont ainsi délivrés avec un mode d’emploi spécifique pour chacun d’entre eux.

Les conditions d’exploitation ne permettent pas toujours de réaliser matériellement l’ensemble des traitements de l’exploitation au moment optimum (température, humidité, UV). En atténuant les écarts entre les conditions réelles de pulvérisation et les conditions optimales, l’utilisation de l’adjuvant dans la bouillie va venir sécuriser le traitement et optimiser l’effet du traitement de protection des plantes afin qu’il exprime tout son potentiel.

L’utilisation des adjuvants doit se réfléchir au cas par cas, selon la situation et l’objectif visé. L’efficacité de l’adjuvants de pulvérisation sera conditionnée par ses caractéristiques, par la substance active contenue dans le produit et par sa formulation. L’efficacité dépendra aussi de la plante cible et de son stade. L’adjuvant sera choisi pour ses propriétés de manière à optimiser l’utilisation d’un produit phytosanitaire.

Les agriculteurs qui utilisent un adjuvant visent à optimiser leurs performances économiques et environnementales. L’utilisation de l’adjuvant leur permet alors de gagner en efficacité en venant contrecarrer les facteurs limitants du traitement.

L’adjuvant a ainsi différentes utilités :

  • en cuve, pour améliorer la qualité de la bouillie. L’adjuvant peut par exemple avoir une action antimousse ou un effet de maintien du pH. La réalisation de la bouillie peut alors se faire dans les meilleures conditions physico-chimiques.

  • lors de la pulvérisation. Les composés contenus dans l’adjuvant peuvent intervenir à plusieurs niveaux : une meilleure structure des jets de pulvérisation, une proportion de gouttelettes de très fins diamètres réduite ; un calibre des gouttelettes plus homogène ; une qualité de la bouillie plus stable et plus homogène ; l’ajout de l’adjuvant peut venir limiter le phénomène de dérive, qui correspond à la déviation du produit hors de la zone de pulvérisation (zone non traitée) par les courants d'air. L’adjuvant apporte de la précision à la pulvérisation, permet de réduire les doses utilisées et ainsi, diminue l’impact environnemental.

  • au contact de la plante : nombre d’adjuvants agissent sur la taille des gouttelettes de pulvérisation. Leur rétention sur la feuille s’en trouve améliorée. Certains adjuvants présentent la fonctionnalité d’améliorer la rétention. Les composés qu’ils apportent dans la bouillie limitent le phénomène d’explosion ou de rétractation/rebond à l’impact de la goutte. Un nombre supérieur de gouttelettes de bouillie atteint la cible. Sur le même principe, les adjuvants viennent améliorer l’étalement comme film de protection et la pénétration de la bouillie, en améliorant le franchissement de la barrière cuticulaire de la plante. L’adjuvant au contact de la plante vient in fine améliorer le résultat biologique attendu.

En France, le marché des adjuvants représentait un chiffre d’affaires estimé à 62 millions d’euros en 2017. Alors que les volumes des produits phytopharmaceutiques pulvérisés tendent à diminuer, l’utilisation des adjuvants connaît une croissante constante. L’Association française pour les adjuvants (AFA) annonce que les grandes cultures restent le premier marché avec 88% des adjuvants utilisés. La viticulture et l’arboriculture y ont moins recours.

En France, une réglementation stricte encadre la mise sur le marché des adjuvants pour la protection des plantes. C’est le Ministère en charge de l’agriculture qui délivre les homologations, via l’Anses. Pour être homologués, les adjuvants sont obligatoirement évalués. Cette évaluation préalable à toute mise sur le marché porte sur la toxicologie, l’écotoxicologie, l’efficacité, les fonctionnalités, la sécurité, etc de l’adjuvant. Cette évaluation comporte aussi une mesure de l’impact de l’adjuvant sur la santé et l’environnement.

Des éco-adjuvants sont disponibles sur le marché. Leur implication vise à améliorer l’efficacité des fongicides, herbicides, insecticides et régulateurs de croissance sur toutes les cultures.

Concernant l’agriculture biologique, la France n’autorise que les adjuvants à base de substances naturelles telles que la lécithine, le savon noir, les terpènes de pin, les huiles végétales ou les huiles de paraffine.

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