JNO et Maladie des pieds chétifs, comment gérer ces maladies virales ?

Pucerons et cicadelles peuvent transmettre des virus en piquant la plante et provoquent de ce fait une nuisibilité élevée. Différentes espèces de pucerons (Rhopalosiphum padi principalement) peuvent transmettre le virus responsable de la jaunisse nanisante de l'orge. Quant à la maladie des pieds chétifs, elle est due à un virus transmis par des cicadelles de l’espèce Psammotettix alienus. Aucun moyen de lutte ne peut être engagé contre ces virus lorsque la plante est infectée. La lutte s’appuie donc sur des techniques culturales préventives comme le décalage de la date de semis et la destruction des repousses de céréales et sur la lutte insecticide en végétation.
Il est important de surveiller ses parcelles afin de bien positionner son traitement, pour cela il faut bien connaitre son ennemi.
1- Pucerons
La sensibilité des céréales au virus transmis par les pucerons est particulièrement élevée entre le semis et le stade 3 feuilles. Les pucerons sont le plus visibles sur les feuilles vers midi.
Comment reconnaître le puceron ?


La nuisibilité du puceron
Suite à fortes attaques de pucerons virulifères, la perte de rendement peut atteindre 40 q/ha. La sensibilité des plantes, élevée aux stades 1 à 3 feuilles, diminue avec le développement. Les attaques tardives à la fin du tallage sont moins préjudiciables.
2- La cicadelle
La surveillance démarre dès la levée et tant que les conditions climatiques automnales sont favorables. Pour déclencher une intervention, il faut à la fois constater une forte activité des cicadelles et qu’elles soient virulifères. Pour les repérer regardez au moment le plus chaud de la journée.
Comment reconnaître la cicadelle ?


La nuisibilité des cicadelles
La cicadelle des céréales, Psammotettix alienus, est très nuisible : elle est vectrice du virus WDV (Wheat Dwarf Virus), responsable des « pieds chétifs » et de pertes potentielles de rendement supérieures à 20 q/ha. Le seuil d’intervention est atteint dès 30 captures hebdomadaires.
3- Quels moyens de lutte ?
Les insecticides appliqués en végétation sont essentiellement des pyréthrinoïdes. Ils agissent par contact et ne protègent pas les nouvelles feuilles formées après le traitement.
Ainsi une application trop précoce est une assurance illusoire car elle ne permettra pas de lutter efficacement contre les infestations à venir.
L’observation des insectes dans la parcelle est donc essentielle pour déclencher le traitement insecticide au moment le plus opportun.
Pour la surveillance on peut s’aider d’outils, tels que les plaques engluées jaunes, elles facilitent la surveillance. Pour les cicadelles, le seuil de déclenchement est de 30 adultes capturés sur 1 semaine. Pour les pucerons, ce seuil est de 10 % de plantes portant au moins un puceron, ou la présence de pucerons plus de 10 jours dans la parcelle.
D'autres articles sur le même thème
Les informations délivrées dans la fiche offrent une connaissance générale des maladies et des solutions à envisager. Elles ne peuvent remplacer une observation adaptée des parcelles afin de bien identifier ses caractéristiques propres et la réalité des maladies.
Cet article a été rédigé par notre partenaire. La rédaction d’aladin.farm n'a pas participé à sa production. Pour plus d’informations sur ce fournisseur et/ou ses produits, contactez vos référents en coopérative/négoce.




